Le Club et les Dernières Nouvelles d'Alsace  

(DNA du vendredi 21 janvier 2011)

La grande passion des modèles réduits

« Le plaisir de construire, de réaliser de ses doigts, puis de faire voler un appareil miniature » est la passion commune qui réunit les membres du club d’aéromodélisme de Saverne-Steinbourg, selon son président Claude Stephan. De 10 à 70 ans, médecins, militaires, techniciens ou enseignants y trouvent chacun leur compte.

La passion des petits avions.  (Photo DNA)

  •  


« Il ne faut pas débuter seul », voici le mot d’ordre du président du club d’aéromodélisme de Saverne-Steinbourg depuis 1986. Et plus c’est petit, plus c’est compliqué. Cette pratique recouvre à la fois la conception d’un modèle réduit, sa construction et enfin la maîtrise du vol dans l’espace. En hiver, le club organise une séance de vol tous les 15 jours en salle.

« On peut passer 1 000 heures sur une maquette ! »

Sept moniteurs, agréés par la fédération française d’aéromodélisme donnent des conseils aux membres, dans les domaines de la météorologie, de l’aérodynamique, de la mécanique des vols et surtout en matière de sécurité. Le club dispose de quatre avions école pour l’apprentissage au pilotage et fournit une aide matérielle en construction et utilisation des différents produits entrant dans la conception des modèles.

Cette « activité passionnante et enrichissante qui est un exercice à la fois manuel et intellectuel », selon le président, attire aujourd’hui plus de 60 membres dans le club, des hommes (l’écrasante majorité) férus d’aviation. Ils peuvent reproduire des répliques exactes d’un avion grandeur nature, jusque dans les moindres détails. Mais cela demande beaucoup de travail. « On peut passer parfois 1 000 heures sur une maquette ! »

Les aéromodèles se différencient selon leur mode de vol

« La première étape pour un débutant est de choisir une discipline, selon ses envies mais aussi selon son budget », explique Claude Stephan. Car les prix peuvent très bien varier de rien du tout à 15 000 euros, selon les modèles ! Tout dépend des matériaux utilisés : mousse, bois, fibre de verre…

Ensuite, une fois que le concepteur est à l’aise, il peut participer à des compétitions par catégories de vols : vol libre, circulaire (pilotés par deux câbles) ou radiocommandé. Il existe des championnats d’Alsace, de France, d’Europe et mondiaux. Les trophées sont des ailes d’or, d’argent et de bronze.

Mais peu importe le mode de vol, le but « c’est de s’y croire vraiment, comme si on était dans un avion grandeur nature ! »

MARJORIE LENHARDT

http://ca2s.olympe-network.com, 06 28 95 28 12
.